EDITO : « Un cœur décidé à aimé… »

« Un cœur décidé à aimé… »

« Le savons-nous assez ? Dieu nous fait tellement confiance qu’il a pour chacun de nous un appel.

Quel est cet appel ? Il nous invite à aimer comme il nous aime. Et il n’y a pas de plus profond amour que d’aller jusqu’au don de soi-même, pour Dieu et pour les autres.

Qui vit de Dieu choisit d’aimer. Et un cœur décidé à aimer peut rayonner une bonté sans limites. 

Pour qui cherche à aimer dans la confiance, la vie s’emplit d’une beauté sereine.(…)

Qu’est-ce qu’aimer ? Aimer, c’est pardonner, vivre en réconciliés. Et se réconcilier, c’est toujours un printemps de l’âme. (…)

Dans le cœur de chacun, aujourd’hui encore Jésus  murmure : « Je ne te laisserai jamais seul, je t’enverrai l’Esprit Saint. Même si tu es au profond du désespoir, je me tiens près de toi. »

Accueillir la consolation de l’Esprit Saint, c’est chercher, dans le silence et la paix, à nous abandonner en lui. Alors, si des événements parfois graves se produisent, il devient possible de les dépasser.

Sommes-nous si fragiles que nous ayons besoin de consolation ?
À tous, il arrive d’être secoués par une épreuve personnelle ou par la souffrance des autres. Cela peut aller jusqu’à ébranler la foi et éteindre l’espérance. Retrouver la confiance de la foi et la paix du cœur suppose parfois d’être patient avec soi-même.(…)

Chercher réconciliation et paix suppose une lutte au-dedans de soi-même. Ce n’est pas un chemin de facilité. Rien de durable ne se construit dans la facilité. L’esprit de communion n’est pas naïf, il est élargissement du cœur, profonde bienveillance, il n’écoute pas les soupçons.

Pour être porteurs de communion, avancerons-nous, dans chacune de nos vies, sur le chemin de la confiance et d’une bonté du cœur toujours renouvelée ?

Sur ce chemin, il y aura parfois des échecs. Alors, rappelons-nous que la source de la paix et de la communion est en Dieu. Loin de nous décourager, nous appellerons son Esprit Saint sur nos fragilités. »

Frère Roger, dernière lettre

Belle route vers Pâques !

Père Franck