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Edito février

Nous voici bientôt à l’entrée de cette période que nous appelons le Carême, c’est-à-dire 40 jours pour nous préparer au grand événement de la Résurrection du Christ-Jésus. Invitation à vivre cette parole du pape François : « Nous ne devons pas renoncer à la Parole de Dieu ! C’est la lettre d’amour écrite pour nous par Celui qui nous connaît comme personne d’autre : en la lisant, nous entendons à nouveau sa voix, nous contemplons son visage, nous recevons son Esprit. » Pour vivre concrètement ce temps de grâce, je vous livre ces 10 balises à allumer sur le chemin de la pacification du cœur que nous laisse notre évêque Thierry Scherrer dans sa lettre d’indiction pour l’année jubilaire des 150 ans de l’apparition de Notre-Dame à Pontmain :
A la vue de nos déficiences et de nos pauvretés, ne jamais désespérer de nous-mêmes. Ne pas nous laisser gagner par le pessimisme ou la morosité. Laissez Dieu poser sur nous un regard d’amour et reconnaître humblement la valeur infinie de notre personne et de notre existence, rachetées dans le mystère de la croix du Christ : « Tu as du prix à mes yeux et je t’aime » (Is 43,4). C’est la parole-phare qui éclaire notre synode jusqu’à la Pentecôte.
Cessez de vivre comme d’éternels insatisfaits qui passeraient leur temps à se plaindre. Cultiver l’action de grâce en considérant ce que nous avons reçu plus que ce qui nous manque.
Ne pas rêver d’une perfection illusoire mais accepter les autres tels qu’ils sont, à commencer par nos plus proches : notre conjoint, nos parents, nos frères et sœurs, nos voisins, notre famille.
Ne pas entretenir l’amertume et la rancœur qui sont des poisons redoutables mais dire du bien des autres et le dire avec amour. C’est le sens de la bénédiction (bene-dicere).
Dans un monde où prévaut l’esprit de rivalité et de compétition, ne jamais nous comparer aux autres, ne pas chercher à être le plus beau ou le plus fort. Savoir reconnaître les talents des autres et nous réjouir de les voir accomplir le bien que nous ne faisons pas.
Ne pas nous replier sur nos intérêts égoïstes mais apprendre au contraire à vivre l’attention aux autres par le service et le partage. Ne jamais oublier que le pauvre est le sacrement du Christ. Ne pas nous contenter de donner seulement de l’argent mais lui offrir son regard, son sourire, sa parole.
En cas d’incompréhension ou de différend, oser ouvrir le dialogue avec la personne en cause. Que de ruptures surviennent parce qu’on n’a pas eu le courage de s’expliquer ! Résoudre les conflits par le dialogue, non pas par la force. Se risquer à faire le premier pas dans une demande de pardon : « Que le soleil ne se couche pas sur votre colère », nous dit saint Paul (Ep 4,26).
Cultiver la sobriété heureuse en accueillant les joies simples et les petits bonheurs du quotidien, tout en usant avec modération des plaisirs de ce monde.
Retrouver le chemin de l’essentiel en fuyant la dispersion et en refusant de vivre à la surface de nous-mêmes. Savoir trier dans notre emploi du temps ce qui est nécessaire et ce qui ne l’est pas. Réapprendre à vivre la grâce de l’instant présent.
Et, par-dessus tout, mettre de l’amour dans tout ce que nous faisons. « Au soir de notre vie, écrit Saint Jean de la Croix, nous serons jugés sur l’amour. »
À chacun, l’audace d’emprunter tel ou tel chemin particulier, pour que ce parcours vers Pâques soit source de nouveauté et de paix.

Frère Marie-François, Votre curé

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Edito novembre 2020

Tous frères !

C’est le titre de la récente lettre encyclique de notre pape François, consacrée à la « fraternité et à l’amitié sociale » n°2. Il cite « l’épisode de la vie de Saint François, qui révèle son cœur sans limites, capable de franchir les distances liées à l’origine, à la nationalité, à la couleur ou à la religion : c’est sa visite au Sultan Malik-el-Kamil en Égypte, visite qui nous invite à éviter toute forme d’agression ou de conflit et également à vivre une ‘soumission’ humble et fraternelle » n°3 N’y a-t-il pas urgence devant notre actualité nationale et internationale ? « Notre incapacité d’agir ensemble n’a t’elle pas été dévoilée par la pandémie ? » Le Saint-Père « forme le vœu qu’en cette époque que nous traversons, en reconnaissant la dignité de chaque personne (débats de bioéthique) nous puissions tous ensemble faire renaître un désir universel d’humanité ». n°7

Tous saints !

La voie la plus sûre et la plus rapide n’est-elle pas la sainteté, cette perfection de l’amitié, de l’amour, qui va jusqu’à s’oublier pour Dieu et pour les autres ?

Je vous laisse ce conseil du pape François : « La bienveillance est une libération de la cruauté qui caractérise parfois les relations humaines, de l’anxiété qui nous empêche de penser aux autres, de l’empressement distrait qui ignore que les autres aussi ont le droit d’être heureux. » n° 224 Voilà ce que je vous souhaite, que vous soyez heureux dans votre relation avec votre Créateur et heureux avec vos proches de la terre et de l’au-delà de cette existence terrestre.

Votre curé

Frère Marie-François